mardi 5 mai 2009

Twitter en Professionnel


Sur TheOfficialBoard, nous fournissons les organigrammes en temps réel des 20 000 plus grandes entreprises mondiales. Chaque organigramme est mis à jour par les membres du site.

Après avoir étudié les règles de cette communauté, nous avons décidé de fournir notre flux de mise à jour sur Twitter. Après 20 jours, il représente déjà 1% de notre trafic mondial.

Partage d’expérience :

Sur Twitter, on peut tweeter - gazouiller en anglais - en 140 caractères - l’équivalent d’un SMS - pour indiquer ce que l’on fait. Chacun choisit qui il veut suivre. Mes - suiveurs - soit je les accepte individuellement, soit j'ouvre mon flux à tous et chacun s'inscrit. Ashton Kutcher, Britney Spears et CNN ont tous les trois largement dépassé le million de - suiveurs -. Aux USA, en Inde, au Canada et au Royaume-Uni, on peut même recevoir et composer ses messages par SMS.

L’incroyable spontanéité de ces messages et leur grande quantité rendent l’information crédible. Ces messages sont scrutés par de nombreux moteurs de recherche du Web. Ils ont été dans plusieurs cas à l’origine de scoop médiatique comme lors de l’amerrissage du Boeing d’US Airways dans l’Hudson à New York mais aussi sur des sujets aussi anodin que le trafic du métro un jour de grève.

Chacun écrit ses Tweets à partir de son PC ou de son Mobile. Twitter peut aussi diffuser les informations provenant d’un ordinateur grâce à ses API (interfaces informatiques). CNN ou BBC diffusent ainsi leurs scoops à plus de 500 000 suiveurs, et Dell informe sur ses produits en déstockage. Sur TheOfficialBoard, nous diffusons les nominations dans les organigrammes par secteur d’activité. Twitter est gratuit pour l’instant. Il nous permet de diffuser des informations originales souvent reprises par d’autres Tweeters.

mardi 3 mars 2009

Seedcamp Paris 2009

J’ai eu le plaisir de participer la semaine dernière au Seedcamp Paris 2009 animé par Alasdair Bell. La formule : 20 entreprises présentent chacune en 5 minutes leur projet, leur produit et leur équipe devant une centaine de mentors. Les mentors sont des entrepreneurs, des capitaux-risqueurs ou des business angels.

La deuxième partie se passe en petits groupes. J’avais la chance d’être avec quatre personnes très sympas d'Alven Capital, Banexi Ventures, Innovacom et de Xange . Pendant 45 minutes, le groupe questionne, suggère et conseille les deux entrepreneurs présents. Chaque groupe converse dans ce format avec 8 entrepreneurs dans la journée.

J’ai pu échanger sur de nombreux projets. J’aimerai aller plus loin avec Paris Business Angel ou avec son fonds d’amorçage Paris Angel Capital dont je suis membre. Parmi les dossiers publics que j'ai pu voir, j’ai apprécié :

ArtandYou est un webzine sur l’art contemporain qui permet aux artistes de vendre leurs œuvres, mais surtout des produits dérivés élégants personnalisés par l’artiste.

MXM Techology est un routeur d’email passant les barrières anti-spam. Il s’adresse aux grandes entreprises envoyant des factures ou des documents en grande quantité.

Prestashop est une solution logiciel d’eCommerce en Open Source. La société se rémunère en personnalisant les solutions ou en formant les utilisateurs.

Merci à Alasdair Bell qui a su faire partager son expérience d’entrepreneur et faire parler les nombreux intervenants présents.

Morceaux choisis : « Il vaut mieux une bonne équipe avec un mauvais projet, qu’une mauvaise équipe avec un bon projet » « Ne pas aller voir de Capital Risqueurs si votre entreprise ne peut pas être revendue plus de 20 millions d’€ » « Avez-vous, investisseur et entrepreneur, envie de vivre 5 ans ensemble ? » …

vendredi 27 février 2009

Wifi + Café @ Paris


Les endroits ne manquent pas pour prendre un bon café dans Paris centre, et discuter affaires. Ca devient plus difficile, quand on s'enquiert d'une bonne liaison wifi (= pas en panne le jour du rendez-vous). Si en sus, on veut avec une prise électrique près de la table, au cas où la batterie de votre superbe MacBook après 45 minutes s’affaiblirait… ça se complique!

Première piste Starbucks, il y a bien celui du 3 boulevard Malherbes avec son magnifique style Haussmannien. En revanche, difficile de trouver une place entre les belles étudiantes américaines qui débarquent avec sac à dos, et les « accros » qui y passent l’après-midi.

Deuxième piste McDonald’s, là je n’ai pas trouvé mon bonheur… même sur les Champs Elysées.

Troisième piste, on espère que le Café Ruc, près du Palais Royal ou le Café de la Grande Armée, près de l’Arc de Triomphe se sont finalement équipés. Réponse Non.
Quatrième piste, le rendez-vous se passe sur Skype… et avant on sonde quelques amis branchés qui vous parlent de leurs coûteux abonnements 3G mais pas de Wifi... Donc merci à Jean-Charles et Olivier qui m'ont fait découvrir ces deux adresses que je pratique depuis quelques mois :

Métro Miromesnil à la sortie du métro, Le Percier, 4 avenue Percier 75008 Paris. Demander une carte au comptoir le patron est sympa.

Metro Franklin Roosevelt à 200 mètres, Brasserie le Grand Palais, 21 avenue Franklin Roosevelt 75008 Paris. L’accès est libre et la jeune patronne accueillante.

samedi 21 février 2009

Wiki ou Lego

Quand je pense à Wiki, je pense à Wikipedia avec ses 10 millions d’articles, ses 200 langues, ses milliers de modérateurs bénévoles et ses centaines de milliers de contributeurs. Quelle est leur motivation ? Une expérience riche dans leur domaine, la reconnaissance par des pairs, le plaisir d’apporter une brique à la connaissance, … Bien sûr, quelques inexactitudes, un zeste de vandalisme agrémenté de mauvaises plaisanteries animées par des querelles de chapelle, soulèvent des doutes. Qu’importe. C’est pour moi le phénomène le plus impressionnant après la bibliothèque d’Alexandrie avec ses 700 000 ouvrages ou l’encyclopédie vivante d’un Leonard de Vinci.

Quand je pense à Wiki, je pense aux millions de serveurs fonctionnant sous Linux, Apache, MySQL ou PHP. Ces logiciels ont été développés et améliorés par plusieurs milliers de développeurs talentueux et bénévoles. Mais c’est surtout IBM, qui pour contrer Microsoft à moindre coût dans les serveurs PC, a donné le coup d’envoi. IBM, malgré son origine de grand système propriétaire, a su se faire accepter par la communauté des développeurs et investir à partir de 1998. Résultat, des logiciels robustes gratuits avec un formidable écosystème où les développeurs facturent leurs connaissances dans la personnalisation et la mise en œuvre de ses applications.

Quand je pense à Wiki, je pense à Dassault Système, qui dans l’aéronautique a su imposé le logiciel Catia comme la plateforme d’échange entre les différents maillons des sous-traitants de Boeing ou d’Airbus. La plate-forme est propriétaire mais ce que je trouve intéressant dans la démarche Wiki, est l’intérêt bien compris de cette industrie de partager un grand nombre d’information et en ne gardant comme propriété intellectuelle que quelques éléments différenciant. Ceci permet d’éviter des processus juridiques coûteux et lents, et créent une véritable dynamique dans l’aéronautique autour du B787 ou le A380. La capacité d’innovation et d’investissements de Zodiac Aerospace ou General Electric et des centaines d’autres intervenants n’en a été que renforcée.

Bref, des géants du logiciel comme IBM ou Dassault ont su utiliser des concepts Wiki pour mieux surfer sur leurs atouts. Rapide ne se dit-il pas Wiki Wiki à Hawaï ? Facile…

mercredi 21 janvier 2009

Le Web03 à Paris en 2008

Le Web03, animé par le super tandem Géraldine-Loïc Le Meur, a été mon bol d’air frais de décembre. On y retrouve à Paris amis, idées et le web de la planète. Voici ce que j’en retiens après quelques semaines…

1. Excellent ! Les coûts de développement Web ont beaucoup baissé. Pour quelques dizaines de milliers d’euros, on crée une solide maquette, et pour quelques centaines de milliers d’euros, on construit un excellent site. Les idées et les talents reviennent en force face aux comptes en banque. Craiglist, Wikipedia, Meetic ou Vente Privée l’illustrent.

2. Des fonds de capital risque auraient des difficultés à appeler certaines tranches, car leurs clients investisseurs souhaitent rester liquides. Ces investisseurs envisageraient de revendre avec une décote leur participation. Les fonds de capital optimisent actuellement leurs participations en attendant des jours meilleurs pour revendre leurs participations. Le climat est pour le moins attentiste.

3. Yossi Vardi, l’un des investisseurs israéliens les plus connus, rappelait qu’un important trafic Internet organique collecté auprès d’internautes fidèles, aurait toujours beaucoup de valeur. Peu de sites dépassent les 10 millions de visiteurs uniques par mois. Les jeunes entrepreneurs dédiés à leurs projets, agiles intellectuellement, qui sont des utilisateurs potentiels de leurs services, restent des mises gagnantes (surtout s’ils sont sympas !).

4. Vente Privée, a réalisé en 2008 plus de 600 Mi€ de chiffres d’affaires en vendant des articles de luxe à prix discount. Environ 200 acteurs ont essayé en France sans succès pour l’instant de les détrôner. Le modèle a une 15aine de clones Outre-Atlantique…

5. La startup Viewdle, basée à Kiev, avec ses 15 collaborateurs dont 6 PhD, proposait une indexation en temps réel des vidéos, à l’aide de la reconnaissance des visages développés, par d’ex-chercheurs de la défense soviétique.

6. Meetic, a su s’imposer comme le lieu de rencontre en vendant des abonnements et en démontrant que « le modèle payant » alliait sécurité, sérénité et pérennité à l’opposé du traditionnel Internet « tout gratuit ».

7. Wikio, le site d’information, commence à trouver son équilibre économique en cumulant ses revenus Adwords, publicitaires, mais surtout d’affiliation auprès des sites d’eCommerce. C’est ce qui avait déjà contribué à la réussite de Pierre Chappaz, son président, chez Kelkoo.

8. Où est le prochain blockbuster ? IBM a été supplanté dans les ordinateurs par Microsoft qui est aujourd’hui menacé par Google. Chacun de ces 3 géants a semblé indestructible pendant une dizaine d’années.

Comme le rappelait Brian Cox, ce brillant physicien anglais, qu’est-ce que tout ceci face à la lumière de certaines étoiles, partie il y a 13 milliards d’années, que nous apercevons depuis notre chère terre qui serait le seul endroit de l’univers où il y a de la vie…

mardi 8 juillet 2008

France-Amérique 2008

Sous la Pyramide du Louvre, ce 27 juin étaient rassemblés des entrepreneurs, des investisseurs et des politiques des deux côtés de l’Atlantique. Un beau plateau d’intervenants avec entre autre Martin Eberhard, le fondateur de Tesla Motors , décrivant la saga de ce nouveau constructeur californien de voiture électrique de sport (photo), imité depuis peu par les grands constructeurs.

Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, indiquait avec son brio habituel qu’entre 300 Mi€ à 400 Mi€ ont été collectés par les banques grâce aux mesures ISF de la Loi TEPA. Ce chiffre n’inclut pas les investissements réalisés directement dans les entreprises par les redevables de l’ISF.

Les lois TEPA et Dutreil, les accompagnements financiers d’OSEO, le développement des réseaux de Business Angels comme France Angel, ou les conditions simplifiées d’accès à un marché financier avec Alternext, ont amélioré l’écosystème français pour l’innovation des très petites entreprises. Mêmes si elles sont appréciées pour leur savoir-faire, elles peinent à peser à l’échelle mondiale et à se débattre dans le maquis du droit social.

CraigsList , un des dix premiers sites américain en termes de trafic, vient d’embaucher son 26iéme employé… Ce site de petites annonces gratuites validées par ses utilisateurs est une illustration de la puissance du Web 2.0.

Plusieurs Business Angels américains nous rappelaient qu’à l’exception de la Silicon Valley et de Boston, l’environnement des startups américaines ressemblait au reste du monde. Le coût de l’énergie, la crise immobilière et l’anémie du NASDAQ rendent les levées de fonds plus difficiles.

Reid Hoffman, le fondateur de LinkedIn a investi dans plus de 40 startups. Ce que ce qui compte pour lui, n’est pas d’être le premier arrivant sur un marché mais d’être le premier à atteindre la masse critique. Le vrai talent c'est savoir réaliser.

lundi 30 juin 2008

La bonne blague

Toujours aussi fascinant cet orateur capable de faire éclater de rire une salle après quelques mots ou ce collègue qui en quelques bons mots crée l’hilarité générale.

Luc de Brabandere, Associé au BCG, ex-patron de la Bourse de Bruxelles, mathématicien, écrivain et philosophe à ses heures, décortique l’histoire du rire en 93 pages et plusieurs centaines de blagues. Extrait.

Perceptions différentes : « Je vous écrirai demain sans faute » ; « Faites-vous une différence entre l’amitié et l’amour ? Oui, c’est le jour et la nuit».

Logiques différentes : un chômeur rentrant de l’ANPE « chérie, j’ai trouvé du boulot, tu commences demain » ; un ami à un auteur « Tiens sais-tu que j’ai acheté ton livre ? Ah c’est toi ! ».

Sens différents : « As-tu pris un bain ? Pourquoi, il en manque un ? » ; « Pourquoi l’eau coule-t-elle ? Parce qu’elle ne sait pas nager ».

Paradoxe : « C’est vous le nouveau ? Je ne sais pas, je viens d’arriver » ou « Lors d’un grand congrès d’économiste, un professeur prend la parole : il y a trois sortes d’économistes, ceux qui savent compter et les autres » et pour finir ce mot de Pierre Dac « Avant de commencer à penser, il faut réfléchir ».

Tout ceci est bien réducteur de cette Petite Philosophie des histoires drôles qui se déguste.

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